En ce mois de Mars, en tant que coordinateur du Village i Muhira, j’ai visité le champ de Bucumi de la colline Teza. Depuis des années, il semait des semences de pomme de terre dégénérées.
Ceci faisait que le rendement soit médiocre. Au problème de qualité de semences, s’ajoute celui de manque de techniques de production et de conservation. Il a imité l’utilisation des semences génétiquement modifiées mais la situation est devenue pire.
Il croupissait dans cette situation sans espoir de s’y en sortir. Un jour il est passé près d’un champ en bon état végétatif. L’exploitant lui a dit qu’il s’agit du champ dont les semences venaient du centre semencier Village i Muhira.
Dès lors, il s’est approvisionné de la pomme de terre, variété Ndinamagara. Les pratiques culturales recommandées sont: Ecartement 40cm x 60 cm; un seul tubercule dans un poquet avec deux poignets de composte.
Il a eu une augmentation de rendement et lui permis de constituer sa propre banque semencière.
Il se réjouit de cette situation et propose aux autres cultivateurs d’abandonner ces semences dégénérées ou génétiquement modifiées: L’ouverture de la porte d’autonomie dans le métier agricole.